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CAPD du 25 février déclaration liminaire

Du 19 au 23 janvier, les collègues de CM2 ont dû faire passer à leurs élèves des évaluations nationales, qui entrent dans le nouveau dispositif de pilotage du système éducatif.

 

En janvier 2008 le ministre écrivait : « Ces évaluations permettront de voir comment chaque élève se situe par rapport aux objectifs définis dans les nouveaux programmes et de remédier, le cas échéant, aux difficultés constatées. (...)
Ces évaluations, dont nous effectuerons une synthèse nationale, nous permettront aussi de ne plus dépendre des seules études internationales pour juger des progrès accomplis par notre école."

 

Ces évaluations se situaient dans une période trop tardive pour un repérage des élèves en difficulté et trop précoce pour une évaluation de fin de cycle.

Quels objectifs poursuit le ministère ? Cela nous pose de nombreuses questions ?

 

Depuis quand un schéma d’apprentissage comporte-t-il une évaluation sommative portant sur des savoirs et savoir-faire qui n’ont pas fait l’objet d’apprentissage ?

Les items réussis ou échoués sont notés sans analyse fine des procédures des élèves. Il est des domaines où la simplification à outrance porte à la caricature.

Quel sens cela peut-il avoir ?

 

Comment pourrait-on faire une synthèse nationale, alors que les programmations des apprentissages dépendent de la pratique individuelle des enseignants ?

S’agissait-il seulement de constater que les nouveaux programmes étaient en voie d’application ?

 

Pour nous ces évaluations ne reposent pas sur des bases qui pourraient servir à bâtir un outil statistique, elles ne constituent pas une aide pour l’enseignant dans sa pratique quotidienne, elles mettent inutilement en échec certains élèves.

Alors il nous faut chercher des explications ailleurs, la mise en concurrence des établissements via un palmarès n’est-elle pas l’objectif principal ?

 

Respecter les enseignants, c’est ne pas les placer dans une position d’exécuter des tâches sans rapport avec une vision pédagogique !

Respecter les élèves, c’est ne pas les placer volontairement dans la difficulté !

Le Sgen-CFDT apporte son soutien à tous les collègues qui, en leur conscience de pédagogues ont jugé qu’il ne leur fallait point placer leurs élèves inutilement en échec, et ont donc dû se résoudre à prendre des initiatives.

 

A grand bruit, notre ministre a fait la promesse d’un versement d’une prime de 400 euros aux personnels concernés, cette démarche substitue le paiement individuel à l’acte à la démarche collective des équipes, nous le dénonçons, c’est tourner le dos à l’objectif d’une solidarité qui a toujours été mise en avant dans l’exercice de notre métier. Mais peut-être est-ce un but recherché ?

A ce sujet certains de nos collègues se demandent si cela n’était pas un leurre, tant les informations contradictoires circulent à propos de son versement. Peut-être pourrez-vous lever les incertitudes ?

 

Autre point d’interrogation les RASED :

La sédentarisation des RASED fait subsister encore aujourd’hui bien des interrogations sur le fonctionnement des personnels à la prochaine rentrée, ceux placés en surnuméraire fonctionneront-ils encore avec le réseau ? Comment seront réorganisés les secteurs d’intervention ? Etc.… Il est indispensable que ces interrogations soient levées avant la phase du mouvement. C’est une demande que nous formulons.

 

Concernant le mouvement départemental :

Le groupe de travail que vous aviez initié, Madame L’Inspectrice, s’est terminé sur de nombreuses incertitudes liées à la demande d’harmonisation demandée par M le Recteur. Cette harmonisation a eu lieu, il nous semblait indispensable qu’un nouveau groupe de travail puisse se tenir et que nous puissions vous faire des propositions à la lumière de ces nouveaux critères. Ce n’est pas la démarche qui a été adoptée et nous le regrettons.

 

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