
édito - 23 juin
Discours de Sarkozy : Sur l’Éducation, les actions annoncées sont en contradiction avec les enjeux énoncés.
Les constats dressés par le Président de la République sur la situation de la jeunesse et sur la nécessité d’investir dans l’Éducation ne sont pas nouveaux et interpellent les gouvernements successifs depuis des années.
Tout indique qu’il est urgent d’agir dans ce domaine sous peine de voir s’agrandir encore la fracture générationnelle et sociale qui mine le pacte républicain.
À défaut d’annonces nouvelles, le Président n’a repris que quelques mesures figurant déjà dans le plan banlieues : développement des internats d’excellence qui sont une réponse bien trop ponctuelle, voire inadaptée aux difficultés des zones sensibles et remise au goût du jour des écoles de la deuxième chance qui méritent de bénéficier d’une politique de soutien plus suivie. Mais nous attendons encore une véritable impulsion de la politique d’Éducation prioritaire.
L’annonce de la poursuite des réformes des lycées et des universités est insuffisante ; quelles réformes, dans quel but ?
Faute de vouloir énoncer clairement le choix de l’École de la réussite de tous contre l’élitisme, faute également de vouloir réorienter ses choix budgétaires et fiscaux, le Président de la République ne peut définir et mettre en œuvre la politique éducative ambitieuse dont notre jeunesse a besoin.
En fait, la seule véritable annonce pour les secteurs de l’éducation, la jeunesse et la recherche, c’est le maintien de l’objectif comptable de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. Cette décision contredit dans les actes la volonté d’investir sur l’Éducation que prétend porter le discours.
À partir du constat dressé, d’autres choix et d’autres actes sont attendus par le Sgen-CFDT.
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